vendredi 27 novembre 2009

Le spleen des dimanches soirs pluvieux


Bien sûr nous nous remémorons les ombres, celles de 17 heures. Et nous les traversons, chargé d'amertume, conscient que demain nous ne pourrons être las. Nous pensons aux promenades en famille que nous faisions alors, à ces traversées campagnardes au bout desquelles nous profitions toujours de la promesse réalisée d'un gouter puis, d'un feu de bois, d'un jeu de société, d'amis réunis dans le confort rustique et mordoré d'un soir d'automne.

Tous ces instants de l'enfance, volontairement ralentis par ma mémoire nostalgique, cherchent encore à être prolongés. Je revois mes parents, leurs amis, les adultes mangeant, buvant, riant ces dimanche autour d'une table en bois massif et je constate qu'aujourd'hui c'est à mon tour d'être l'adulte qui boit, qui mange et qui rit avec les autres tout en parlant de ses projets et de ses interrogations.

Le temps est devenu différent. Ni meilleur, ni pire qu'avant. Ce temps est bon mais parfois plus solitaire aussi.

Nos coeurs sont rarement légers les dimanche soirs. Pour certains d'entre nous, ils n'en sont que plus portés à l'écriture, à la mise en mots de cette nostalgie universelle qui, quelque part, nous empêchera toujours de grandir tout à fait.